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Secheresse vaginale

Lasécheresse vaginale peut atteindre les femmes à tous les ages de la vie. Mais si le défaut de lubrification du vagin chez la jeune femme est, dans l'extrême majorité des cas, sans causes physiologiques, la sécheresse vaginale est l'un des aspects les plus communs et désagréables de la ménopause. Lors de la ménopause, La baisse du niveau d'hormones féminines provoque une réduction de l'épaisseur de la paroi du vagin qui le rend à la fois plus irritable et moins aptes à secréter la cyprine. Le problème étant hormonal, la solution la meilleure l'est aussi: les traitements hormonaux substitutifs ( THS) sont de loin les plus efficaces. Malheureusement, les THS présentent le défaut majeur d'accroître significativement les risques de cancer du sein et de l'ovaire. Des traitements hormonaux à usage local, sous forme de crèmes ou de capsules à diffusion lente, permettent un traitement plus ciblé sur les organes sexuels et limitent le risque d'effets cancérigènes sur le sein ou l'ovaire. Un essais récent a montré qu'une crème à base de DHEA améliore significativement les symptômes de sécheresse intimes.

 

Prévalence

La sécheresse vaginale, ou une moindre lubrification sexuelle touche pratiquement toutes les femmes à partir de 45 ans à 55 ans. Et certaines jeunes filles au début de leur vie sexuelle.

Prévention

Conserver une sexualité active: les organes génitaux féminins fonctionnent à la manière d'un muscle: s'ils ne sont pas sollicités... ils s'atrophient. Conserver une activité sexuelle régulière - que cela soit en couple ou de manière solitaire- permet de conserver une bonne irrigation sanguine et limite la baisse d'épaisseur de la paroi vaginale.

Exercices de Kegel: les exercices de Kegel consistent à contracter puis détendre les muscles qui supportent les organes du plancher pelvien ( zone qui va de l'anus au sexe). Le renforcement musculaire améliore la fonction sexuelle.

Éviter la consommation excessive d'alcool: la consommation d'alcool entraîne une déshydratation générale du corps et en particulier des cellules permettant la lubrification du vagin.

Éviter d'utiliser des produits d'hygiène intime agressifs: en bouleversant l'équilibre de la flore vaginale, un nettoyage trop décapant va favoriser les inflammations de la paroi vaginale et rendre douloureux les rapports sexuels. Il faut donc utiliser des savons spécifiques ( que l'on trouve facilement en grande surface ou en pharmacie) et ne pas les utiliser de manière trop fréquente ( plus d'une fois par jour).

Traitements

Les traitements médicaux visent soit à favoriser la sécrétion par le corps de cyprine soit à proposer simplement un substitut sous la forme d'un gel lubrifiant facilitant la pénétration. traitement hormonaux Les traitements hormonaux ont l'avantage d’améliorer non seulement la lubrification mais aussi la souplesse et la résistance des organes sexuels. Les traitements hormonaux substitutifs pris sous forme de cachet accroissent le risque de cancer du sein et de l'ovaire. Il est donc conseillé d'utiliser plutôt des traitements localises pris sous la forme de crème ou d'anneaux à diffusion lente.

DHEA: un essais récent a montré qu'une crème contenant de la dhea améliorait significativement la lubrification et la sensibilité des organes sexuels féminins1.

Approches complémentaires

Il n'y a que très peu de traitements complémentaires qui aient été évalués de manière correcte lors d'essais cliniques. Le soja - ou la génistéine qui en est extrait- est souvent proposé comme traitement complémentaire lors de la ménopause. Malheureusement, si la génisteine montre une efficacité réelle en prévention des bouffées de chaleur, elle n'a pas montré d'efficacité dans le traitement de la sécheresse intime. Une préparation, l'arginmax, composée d'arginine de ginko, de ginseng et de damiana semble avoir montré une certaine efficacité mais il n'existe pas suffisamment d'études pour l'affirmer avec certitude.

Source

 

  1. Effect of intravaginal dehydroepiandrosterone (Prasterone) on libido and sexual dysfunction in postmenopausal women. Meno. 2009

 

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